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Corridas : Année 2005
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“ ... J’ai innové dans ma façon de marcher, de porter la mèche en bataille. Jusque là, un torero digne de ce nom devait rester parfaitement coiffé. Il sortait de l’arène sans une tache, encore luisant de brillantine. En le voyant, l’aficionado comme il faut béait d’admiration : “Quel superbe torero ! Tu as vu ? Il n’est ni taché ni décoiffé.” Allons donc ! Comment ne pas se décoiffer si on va lutter à mort contre un fauve ! Non, il faut se couvrir de terre, se lancer dans la mélée. Si on sort de l’arène en sentant l’eau de Cologne, si on ne dégage pas une odeur de bouse et de sang qui attire les mouches, c’est qu’on n’a rien fait. Dieu nous garde des toreros amidonnés !”
Manuel Benitez “El Cordobés”
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